mercredi, janvier 25, 2006

La petite Jérusalem


La semaine dernière, nous sommes allés voir La petite Jérusalem. Entre recherche psychologique sur l'éveil d'une jeune fille aux émotions sensuelles et sexuelles et à l'amour et étude ethnographique d'une tribu de banlieue parisienne - les juifs tunisiens à Sarcelles - ce film avait de quoi me séduire. Mais, autant l'aspect découverte des sentiments est très justement amené et joué avec beaucoup de vérité par Fanny Vallette, autant la description de la vie quotidienne dans ce milieu juif orthodoxe me paraît tomber dans la caricature. Peut-être que ce milieu est lui-même une caricature, en voulant trop singer "Mea Shéharim", le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem. Quelque part, toute cette mise en scène (c'est le cas de le dire...) sonne faux. J'ai connu ce quartier de Sarcelles, il y a trente ans : à la Sinagogue, pendant les fêtes de Kippour, une marieuse avait même proposé à ma tante, un très bon parti pour moi, un ingénieur de bonne famille et très gentil... J'étais déjà avec S., mais c'était une bonne proposition... ;-)L'ambiance était alors bonne enfant, le repli communautaire n'avait pas encore commencé. Je comprends l'intention de la réalisatrice de montrer que l'on peut découvrir la sensualité et le plaisir dans l'acte sexuel, aussi bien par la transgression, c'est le cas de Laura, l'héroïne, qui tombe amoureuse du seul arabe intello de la ville (et encore, il n'est natif de Sarcelles, mais journaliste réfugié d'Algérie), que dans le respect de la loi religieuse. C'est ce à quoi arrive sa soeur Mathilde, qui passe d'une frigidité toute victorienne à l'orgasme avec son mari ultra-orthodoxe, grâce aux bon conseils de la "dame du Mikvé" (le bain rituel). Je trouve d'ailleurs, que malgré toute sa sensibilité, Elsa Zylberstein, ne peut représenter une juive tunisienne pratiquante et qui a fait un "mariage de raison". Il lui manque la rondeur et l'énergie de la femme méditerranéenne. Même avec ses enfants, elle paraît trop froide et sèche. Laura (Fanny Valette), qui joue la rationaliste kantienne (comme le dit son prof de philo), est en fait beaucoup plus près de ce modèle. Je suis sortie de ce film assez sceptique et partagée sur les conclusions où veut nous amener la réalisatrice. Ce film prône la tolérance et l'améliorations des relations Juifs-arabes, mais d'autre part, il semble indiquer que les juifs religieux ne peuvent pas vivre pleinement leur foi en France. Ils doivent faire leur "alia" en Israël pour trouver le bonheur... Quant à Laura, si elle se retrouve libre, libérée du poids des traditions de sa famille, elle est encore loin d'être heureuse et de se réaliser dans une union multiethnique et multiculturelle ... Encore un détail qui me paraît peu crédible dans ce film : le personnage de la mère. IL aurait été parfait pour une personne d'au moins 80 ans (comme ma tante qui aurait aujourd'hui dépassé les 90). mais, il s'agit dans le film d'une quinquagénaire (sa plus jeune fille a 18 ans, et sa fille aînée la trentaine). Et si j'en juge, par mes voisines (à Pantin), les "tunes" même très pratiquantes de cette génération, sont autrement dégourdies ...;-) Le film reste néanmoins très attachant par son approche intime de la jeune fille, la caméra filme toujours très (presque trop) près de la peau. Et dans un contexte où la "pudeur" doit régner (tout le monde est "collet-monté"), c'est plutôt réussi.

dimanche, janvier 15, 2006

Christmas in Congleton = Noël à Congleton (suite bis)





Ambiance de Noël : les jeux de société - Sooty et Sheila trichent un peu -



Christina tranche ... Et Matthew a gagné le gros lot..! (qu'il arbore aussitôt)
On a bien mangé et bien bu, merci petit Jésus ...;_)

Christmas in Congleton = Noël à Congleton (suite)



Cette année, nous avons passé Noël en Angleterre, A Congleton, Cheshire plus précisément, chez Mary et Dayvon, la soeur et le beauf de Sooty. Nous avons ramassé Yaya, la grand-mère de Cyril et sa cousine Christina à Londres et cap sur Manchester chercher Cyril et Saran. Cyril a travaillé jusqu'à 17h le 24, ce qui n'a pas été sans poser des problèmes dans l'organisation des plannings ... Nous avons commencé le réveillon à 21 h, alors qu'à Congleton on dîne plutôt vers 19h ... Mais c'est en notre honneur que cet horaire a été adopté ...;-) En général les Anglais ne célèbrent que le déjeûner du 25.
L'ambiance a été très bien décrite par Matthew, le cousin de Cyril qui fait des études de littérature et de médias. Voir sur son blog, le billet Happy Christmas. En effet, sa position un peu décalée, il est handicapé moteur, lui permet d'avoir un point de vue d'observateur, de flaneur comme il dit. You don't need to explain me the concept, Matthew, I practice this attitude very often, specially when I don't feel very easy in the environment ...
Quelques autres photos de cette fête familiale qui s'est très bien passée, malgré tous les obstacles qu'elle accumulait (je suis très mauvaise langue) ...;-)
La table de Noël

Christina et Sooty :

samedi, janvier 14, 2006

Christmas in Congleton = Noël à Congleton







Les jeunes = the youngsters : Cyril, Saran, Christina, Matthew & Luke
Les vieux rient = the old ones have a laugh

Je n'ai pas pu supprimer les yeux rouges ...