Les chats sont revenus ..;-)


Cela fait près d'un mois que j'avais rédigé mon dernier billet. Trois semaines se sont en effet passées depuis la disparition du chat de la voisine... J'avais fait un brouillon et que je voulais relire avant de le publier. Entre temps, la veille de notre départ pour Nice, notre petite Chapati, sentant notre départ proche - et peut-êre aussi l'appel de la forêt - s'était fait la malle, en sautant par la fenêtre entrouverte de la cuisine. Le lendemain, branle-bas de combat, tout le monde recherche la fugitive. Peine perdue, même si une voisine affirme l'avoir aperçue le matin en promenant son chien, la petite chatte reste invisible. Nous partons pour Nice, en confiant à Claudine, notre voisine de palier, la mission de retrouver Chapati. Restés en contact, nous téléphonons plusieurs fois depuis Nice, nous commençons à accepter l'inéluctable : Chapati semble avoir disparu elle aussi de la Résidence. A peine revenus de Nice, nous avons peu de temps pour des recherches : je dois assister à une formation et S reprend son travail. Je vais quand même voir le vétérinaire qui me conseille, après avoir noté les détails de Chapati, d'aller faire un tour à la fourrière et au refuge SPA de Gennevilliers. "La fourrière, dis-je, mais ils ramassent les animaux pour les éliminer ?" "Ce n'est pas systématique, me réponds l'assistante de la vétérinaire ; ils euthanasient les chats quand ils sont vieux et malades, mais gardent les jeunes chats en bonne santé pour les donner à la SPA en vue d'adoption, s'ils ne sont pas réclamés au bout de 8-10 jours". Rassurés sur ce point, nous partons pour une visite à la fourrière de Gennevilliers. Aucun chat n'a été ramassé à Pantin depuis une semaine. "Allez voir au refuge SPA, nous propose la secrétaire, c'est juste à côté". Des aboiements multiples nous saluent à l'entrée du refuge : de nombreux chiens attendent d'éventuels nouveaux maîtres. C'est beaucoup moins traumatisant que je ne le pensais : les chiens bénéficient d'espaces corrects et semblent bien tenus. Des familles avec enfants se pressent à remplir les formulaires d'adoption. Nous nous enquérons de la présence possible de notre chatte au refuge : "Si elle vient de la fourrière, elle doit sûrement être en ce moment au centre de Villeparisis, nous informe la personne au guichet, on les envoie là-bas pour les vacciner et les stériliser". "Mais notre chatte est déjà vaccinée, dis-je, (en fait elle ne l'était qu'en partie) et elle est ne bonne santé". "Elle aura sûrement attrapé le coriza, si elle est passée au refuge", affirme la dame. Tout cela ne nous rassure pas beaucoup...;-( Nous rentrons à la maison préparer des affiches avec les photos d'identité que nous nous étions amusé à faire de notre petite mimine.
Le lendemain, surprise, qui entend-t-on miauler devant notre fenêtre ? Non, Pas Chapati, malheureusement, pas encore ... Mais le chat noir et blanc de la voisine explulsée ... Nous le nourissons et nous nous apercevons que d'autre voisins s'en occupent aussi. Cela nous rassure. Je commence à coller une affiche chez l'épicier, S n'a pas encore mis la sienne dans le bâtiment, il attend de voir J., l'assistant du gardien, qui est au courant de l'affaire et nous a promis de nous aider. Mardi soir, M, le voisin copain de C, passe à la maison : il voit les affiches. "Je ne savais pas que vous avez perdu votre chat ! Je crois bien que je l'ai vu hier dans la cave". Ca, c'est une nouvelle ! Ce matin Sooty descend à la cave voir si Chapati n'y est pas : J est en train de sortir des objets encombrants. Je me prépare à sortir ; il revient : "elle est en bas, je l'ai attrapée, mais elle m'a échappée .. Viens vite, elle partie vers le B3 à partir des canalisations de la cave" ; J. va nous ouvrir celle du B3. Nous y courons : je me poste devant le tuyau et commence à appeler Chapati. Elle finit par me répondre d'un miaulement appuyé, se rapproche, repart .. et revient encore. S décide de se poster de l'autre côté, dans le B2. Finalement j'arrive à l'attraper. Je l'amène à l'appartement .. Elle se sauve encore une fois devant la porte ouverte ... Je réussis à la rattraper en me faisant griffer au doigt ...;-( Ca y est !!..:-) Elle est revenue ! Elle reconnaît les lieux et on se retrouve pour des calins... J'ouvre un sachets de Whiskas aux crevettes pour fêter l'occasion ! Comme un bonheur n'arrive jamais seul, de bonnes nouvelles viennent confirmer qu'à Nice aussi ça se passe bien. Ouf, nous avons eu un mois de novembre plutôt gris, qui semblait commencer sous de tristes présages, qui, grâce au ciel, se sont avérés faux.
